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Economie Numérique : Le Ministère des Travaux Publics s’arrime.

Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, Patron des lieux parle des enjeux de l’émergence numérique au Mintp. Dans un entretien accordé a votre Magazine, il fait un tour d’horizon.

Le Cameroun est en marche vers l’émergence numérique qui inclut la transformation numérique des procédures administratives et gouvernementales. Quels sont les mécanismes que vous avez mis en place pour vous arrimer aux nouvelles technologies ?

Quand on dit s’arrimer aux novelles technologies je suppose qu’il faut être en harmonie avec ce que le monde actuel nous propose comme solutions informatique. Au niveau du Ministère des Travaux Publics, nous avons des services Centraux, et des services Déconcentrés. Nous avons faits un recensement en 2014-2015, et avions dénombrés environs 400 ordinateurs, dans tous les services Centraux et Déconcentrés du triangle national. Ca veut tout simplement dire que nous avons un bon potentiel au niveau des équipements.
Nous avons mis en place une infrastructure informatique, en installant la fibre optique par la Camtel, dont le but est de connecter tous les services pour une bonne communication réseau. Mais pour le moment juste l’Immeuble de l’Emergence qui abrite le département ministériel des travaux publics et la délégation départementale des Travaux Publics du Centre situé au niveau du Lac Municipal, partage un nuage MPLS (Multiprotocol Label Switching), qui est un réseau privé, existant entre deux sites et qui leur permet de communiquer sans interférences. Les mêmes équipements sont posés dans d’autres services Centraux et Déconcentrés, mais le réseau n’est pas encore fonctionnel. On envisage les années à venir de pourvoir câbler tous ces bâtiments. Pour l’instant il faut d’abord gérer les dotations budgétaires.
Ça c’était au niveau des infrastructures. Maintenant au niveau du contenu, c’est-à-dire au niveau des applications, le Mintp a beaucoup d’applications métiers qui sont utilisés pour les besoins de ses services. Ces applications tournent pour la plupart dans les services Centraux uniquement. Nous avons l’intranet qui est comme un réseau social d’entreprise qu’on vient de mettre en place. Il permet une communication interne optimale. Nous envoyons et partageons les messages, les e-mails, les fichiers et documents d’un clic. Autres applications à l’instar de Mail Soft pour le courrier, BF Manager pour la Direction de la Construction, sont également fonctionnelles. Mais d’autres ne fonctionnent plus pour le moment car les serveurs sont en panne. Par exemple l’application « Stratégique » qui permet de gérer la maturation d’un projet de son initiation jusqu’à sa réception définitive.
Toujours au niveau applicatif, nous avons un site internet qui est mis à jour régulièrement « Mintp.cm ». Nous avons également une messagerie professionnelle collaborative appelée « Zimbra » qui est hébergée à la Camtel ainsi que notre site internet. Qui nous permet d’envoyer des mails et faire un travail collaboratif. Nous avons aussi les plates-formes numériques sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire, la page Facebook, Twitter, Instagram, Youtube, très animées par les services de la Communication. En fait, c’est grosso modo les mécanismes que nous avons mis en place pour nous arrimer aux nouvelles technologies, en tant que solutions matérielles et logicielles.

Votre département ministériel a initié un système de communication de vidéo conférence. Pouvez-vous nous donner les motivations de cette initiative ?

Nous avion beaucoup de séances de vidéos conférence par le passé fournies par la Campost. Mais Ils ont arrêté leurs services à cause d’un problème qu’ils ont eu avec leur Data Center. Pour le moment le Mintp cherche à se doter de ses propres outils. C’est en projet.

Le Cameroun est en plein chantier pour l’émergence infrastructurelle à l’horizon 2035. On assiste au développement des chantiers routiers, autoroutiers et ferroviaires. Qu’envisagez-vous au plan numérique pour qu’après livraison, ces infrastructures futuristes soient géré de manière efficiente ?

Notre vision n’est pas par rapport à 2035 mais avant 2035 le Mintp doit déjà être Soft. Le Ministère des Travaux Publics, veut d’abord être interconnecté avec toutes ses délégations régionales et départementales, pour que la communication puisse être faite sans même passée par Internet. C’est-à-dire qu’en étant à Yaoundé par exemple, un collaborateur puisse communiquer aisément avec son collègue qui se trouve dans le département de la Mboumba et Ngoko.
Nous voulons avoir dans la globalité, un Ministère des Travaux Publics, interconnecté avec les services Centraux et Déconcentrés. Un peu comme l’immeuble de l’Emergence est connecté avec la Délégation Départementale des Travaux Publics du Centre situé au Lac Municipal de Yaoundé. Surtout que nous n’ayons plus à héberger nos données ailleurs comme c’est le cas avec la Camtel. Nous voulons avoir notre propre Data Center, qui hébergera toutes les données du ministère. Les applications que nous utilisons, par exemple Mailsoft, doit être également utilisée à Yokadouma, ou Tcholéré, au même moment de façon simultanée, sans toutefois avoir une rupture.
Notre désir c’est aussi d’avoir Intranet câblé dans toutes les délégations, hébergé ici aux services Centraux et que ce soit accessible quelque soit le lieu où l’on se trouve. Que ce mécanisme soit organisé de telle sorte que lorsqu’un ingénieur est entrain de suivre l’exécution d’un marché routier, qu’en utilisant sa tablette ou son Smartphone, qu’il puisse insérer les données sans toutefois se rendre à son bureau pour pouvoir le faire. Et que tous les responsables ici ou en mission à l’étranger, juste d’un clic, puissent également voir l’évolution de tous les chantiers à partir de leurs téléphones androïdes. Nous voulons vraiment utiliser l’informatique de manière efficiente. C’est ça notre vision. Et nous voulons implémenter cette vision au plus tard en 2021. On veut également qu’avec notre Data Center, si un serveur arrive à cracher, il y ait une redondance, qui nous permettra de récupérer les données ailleurs. C’est là où nous voulons arriver. Donc avant 2035 le Mintp doit déjà être soft.

Il n’est un secret pour personne que la gestion manuelle des péages routiers camerounais pose problème. A quand l’informatisation ?

Je ne saurais parler de péage mais de pesage routier. Car c’est le Mintp qui gère les pesages routiers. Son informatisation est en projet. Nous attendons juste sa maturation.

Quelle est votre vision sur l’émergence numérique du ministère des Travaux Publics ?
La question 3 et la question 5 sont les mêmes. Notre vison de l’émergence numérique au Mintp doit être implémenté au plus tard en 2021. Avant 2035 le Mintp doit déjà être soft. C’est-à-dire que tout ce que j’ai cité à la question 3 doit être fonctionnel.

Un dernier mot Monsieur le Ministre ?

Je suis ravie que vous soyez venu à la source, c’est-à-dire au Mintp, pour puiser la bonne information en ce qui concerne les mécanismes que nous avons mis en place pour nous arrimer aux nouvelles technologies. Je vous remercie !
Monsieur le Ministre des Travaux Publics, la rédaction de ENEM-AFRICA MAGAZINE vous remercie.

Propos recueillis par Mirabelle Tala.

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DON SPECIAL D’ORDINATEURS DU CHEF DE L’ETAT AUX ETUDIANTS : CE QU’IL FAUT SAVOIR.

Le Don spécial de 500.000 ordinateurs aux étudiants camerounais continue de faire couler beaucoup d’encre et salive, notamment sur le coût global du projet élevé a 75 milliards de Francs CFA. Une somme estimée de trop par une certaine opinion. Pourtant à côté des ordinateurs « Paul Biya Higher Education Vision » (PBHEV), qui traduisent la volonté du chef de l’Etat à arrimer l’étudiant camerounais au E-Learning éducation, se trouve aussi d’autres projets porteurs dont la construction des centres de développent numériques universitaires dans toutes les universités publiques du pays.

 

Pour en savoir d’avantage sur ce projet, le Professeur Jean Paul Mbia, chef de la Cellule de la Communication au Ministère de l’Enseignement Supérieur a accordé une interview exclusive à votre Magazine, le 31 juillet dernier en marge de la cérémonie marquant la fin de la distribution desdits ordinateurs aux étudiants…

Nous sommes arrivés à la fin de l’étape de la distribution des ordinateurs PBHEV et tous les étudiants semblent ne pas avoir reçu le précieux sésame présidentiel qu’en est il pour eux ?

 

Pas d’inquiétude ! Chaque étudiant aura son ordinateur, rassurez vous. Il y’a plus d’ordinateurs que d’étudiants, et la distribution se fera sur trois ans. La cérémonie d’aujourd’hui a marqué la fin de la distribution pour le compte de l’année 2016-2017, après suivra l’étape de 2017-2018 et celle de 2018- 2019. Je tiens tout de même à préciser que l’étudiant qui n’a pas reçu son “laptop” peut le revendiquer au niveau du MINESUP, il lui faudra juste introduire une requête afin qu’après vérification, le ministre puisse lui donner son ordinateur.

 

Cet appareil a créé beaucoup de polémique autour de sa qualité, de son rôle et de son coût. Quels en sont ses avantages?

 

Écoutez, ils sont multiples, je ne vais plus revenir sur ceux évoqués par Monsieur le Ministre, mais je voudrais ajouter que l’ordinateur “PBHEV”, offre à l’étudiant la capacité de pouvoir lire en moyenne 350 livres. Vous savez comme moi que les camerounais n’aiment pas la lecture et l’étudiant encore moins, je parle en connaissance de cause car je suis enseignant, et cette difficulté réside dans le fait que les ouvrages coûtent extrêmement chers. Avec l’ordinateur qu’il dispose, il est à mesure de lire des centaines de livres dans n’importe quelle bibliothèque numérique. Et sera outillé avant d’aller soutenir son master. Cet ordinateur devient donc un outil de travail et plus encore un accompagnateur.

 

Qu’en est -il de la maintenance?

 

Elle est assurée à 100% par le ministère qui a installé dans chaque université un poste de maintenance numérique qui se charge du dépannage de toutes ses machines sans le déboursement du moindre centime. Cependant cette maintenance n’est effective que si votre ordinateur possède encore toutes ses pièces d’origines.

 

Où en sommes-nous avec les autres projets greffés à cette offre du chef de l’Etat, notamment la construction des centres de développement numériques dans les universités d’États par la République Populaire de Chine?

 

Le projet est bel et bien en cours d’exécution, les Centres de Développement Numériques sont en cours de construction. D’ici quelques temps le premier sera livré à l’Université de Yaoundé I. Et une chose qu’il faudra retenir c’est que les ordinateurs seront désormais fabriqués sur place au Cameroun grâce à ce partenariat avec la Chine.

 

Cependant il est aussi important d’indiquer que chaque Centre de Développement du Numérique Universitaire va comporter : Des salles de cours virtuelles ; Un système informatique de gestion de l’enseignement à distance ; Un studio de numérisation et de production des cours multimédia ; Un serveur d’accès à la bibliothèque virtuelle nationale ; Un système informatique de gestion universitaire harmonisée ; Un centre de stockage des données universitaires (University Data 
Center) ; Une salle de vidéo conférence ; 
Des équipements d’interconnexion sécurisée des universités ; 
La réhabilitation des réseaux informatiques et l’installation des réseaux hot spot wifi dans les campus principaux des universités bénéficiaires ; Des salles techniques et des bureaux administratifs équipés;
Des équipements de télésurveillance et de monitoring des systèmes 
installés ;Des sources d’énergie de secours et des personnels formés.

 

Pour sortir de cet échange Monsieur le Directeur de la cellule de la Communication au MINESUP, pouvez-vous nous parlez du coût exact de ses ordinateurs à l’unité.

 

Contrairement à ce que certaines personnes ignorantes ont évoqué, l’ordinateur que l’étudiant tient dans ses mains coûte sur le plan international 350.000 Fcfa l’unité. Donc voilà là un véritable appui du Chef de l’État dans la mise en œuvre du volet gouvernance numérique de la politique de la Nouvelle Gouvernance Universitaire, dans l’optique de moderniser le système national d’enseignement supérieur (Edification de l’Université camerounaise de 3e Génération) au Cameroun.

 

Entretien mené par Joël Nlomngan

 

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