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Editorial

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CAMEROUN-CRISE ANGLOPHONE : PAUL BIYA DECRETE UN PROGRAMME DE DESARMEMENT.

Le chef de l’Etat a récemment signé un programme de désarmement dans les régions de l’Extrême Nord, du Nord Ouest et du Sud Ouest.

Le “comité national de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration” (CNDDR) mis sur pied par le Président Biya a pour rôles majeurs, d’accueillir et de désarmer les ex-combattants” du groupe terroriste Boko Haram ainsi que des groupes armés des régions anglophones, de collecter leurs armes, et d’aider à leur réinsertion dans la vie civile. Selon le texte du président de la république, ce comité sera présidé par le Premier ministre Philémon Yang et disposera des centres à Bamenda et Buea, chefs-lieux des régions du Nord ouest et du Sud Ouest, ainsi qu’à Mora, une des principales villes de l’Extrême nord où sévit Boko Haram.

Le décret du Président Biya, promulgué dans un contexte où les incidents se multiplient dans les régions en crise, en proie à un conflit entre l’armée et des séparatistes. Le président de la république, avait appelé le 6 novembre dernier lors de son discours de prestation de serment, les sécessionnistes à déposer les armes.

La dernière attaque menée par le groupe Boko Haram quant à elle a fait 29 blessés mercredi dernier à Amchidé (Extrême-nord), où une femme a commis un attentat-suicide dans cette ville proche de la frontière avec le Nigeria, le pays d’origine du groupe djihadiste.

Les attaques du groupe Boko Haram sont en recrudescence depuis quelques mois dans la région du lac Tchad, qui regroupe le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

Une attaque qui intervient à la veille d’un sommet extraordinaire qui regroupait les chefs d’Etats et de gouvernement du lac Tchad auquel prenait part le Premier ministre camerounais représentant le chef de l’Etat à N’Djamena pour discuter de la lutte contre le groupe djihadiste.

A cette occasion, ils ont réclamé plus de soutien de la communauté internationale et affirmé vouloir changer d’approche dans la lutte contre Boko Haram.

Les politiques de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, appelées DDR, sont des processus courants dans les pays en proie à des conflits.

Ainsi, la Centrafrique a lancé en 2017 son programme de DDR pour les groupes armés qui sévissent dans le pays, sans véritablement enregistré de succès jusqu’à présent, espérant que le Cameroun fera mieux.

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Editorial

MA PROFONDE CONVICTION POUR UNE AFRIQUE ET UN CAMEROUN EMERGENTS

Par S.E Roger MILLA

Mes multiples déplacements dans le monde, en ma qualité de Footballeur et d’ambassadeur itinérant de mon pays, m’ont amené à faire un constat : après la révolution industrielle du 19ième et du 20ième siècle, le monde actuel est au cœur d’une nouvelle révolution : la révolution du numérique. Plus aucune activité humaine n’échappe à ce phénomène. Et tout indique que les pays qui se mettront en marge de cette évolution nouvelle accuseront un retard aux conséquences incommensurables pour leurs économies et pour leur peuple.

Je me suis donc retourné vers l’Afrique, notre continent, pour m’enquérir de   sa situation. Grande a été ma désillusion. En effet, après le forum ministériel africain de Tunis en 2013 sur l’intégration des TIC dans l’éducation et la formation, qui concluait ses travaux en affirmant que << le retard numérique entre l’Afrique et le reste du monde se creuse chaque jour d’avantage, et l’intégration des TIC dans le système d’éducation et de formation à tous les niveaux sera le prix a payer pour que l’Afrique   s’intègre dans la nouvelle économie mondiale >> Et à la date d’aujourd’hui, il me semble que très peu de pays sont entrain de mettre en exécution cette interpellation.

Alors j’ai pris la ferme décision de m’engager auprès de la jeunesse et de la société civile africaine pour mener ce combat. Car ma profonde conviction est que l’Afrique ne doit plus   ‘’ mal partir’’ comme dans les années post indépendances. Pour matérialiser cette volonté qui m’anime, j’ai, avec le concours des jeunes et de la société civile africaine porter sur les fonts baptismaux l’Association ENEM-AFRICA ( Education Numérique pour l’Emergence de l’Afrique ) . ENEM-AFRICA qui n’est pas une Association de plus sur notre continent, va fonctionner comme   un aiguilleur de conscience auprès des Chefs d’Etats et des décideurs africains pour une réelle intégration des TIC dans notre système éducatif et de formation. L’Afrique doit passer des discours à l’action. Laquelle action doit être lancée de façons synchronisée sur tout le continent. C’est à un mouvement d’ensemble que j’interpelle les pays du continent. La tâche ne sera pas aisée. En effet l’intégration réussie des TIC dans nos écoles sous-tend un changement profond de paradigme : Former pour l’emploi. L’occident et surtout l’Asie ont bien compris et ont pris les devants dans cette course de fond.

Le Gabon vient de lancer son plan quinquennal pour l’éducation à hauteur de 1 250 milliards de FCFA.

Dans sa profession de foi pour le prochain septennat, le Chef de l’Etat S.E. Le Président de la République du Cameroun S.E Paul BIYA malgré les avancées remarquable sur le plan du numérique continue à renforcer ses relations diplomatiques avec la chine, le géant mondial des technologies. On l’a observé lors du sommet Chine/Afrique 2018. Des initiatives que ENEM-AFRICA MAGAZINE salut et encourage

Messieurs les décideurs d’Afrique, filles et fils d’Afrique, je vous invite à vous joindre à nous , pour faire de ENEM-AFRICA le bras armé du continent pour ce combat vers l’Emergence. Un combat, je suis convaincu que nous pouvons gagner, que nous allons gagner, pour un avenir radieux de la jeunesse africaine

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Editorial

INTEGRER LES TIC DANS LES SYSTEMES EDUCATIF ET DE FORMATIONS EN AFRIQUE

DU DISCOURS A L’ACTION

Par Dr Lucas NGOUO

 Depuis le début du troisième millénaire, l’informatique a transformé le monde en un village planétaire et dès lors l’Afrique se trouve confrontée à de nouveaux défis de développement. Les applications E-éducation, E-Learning-santé, E-commerce, E- administration, E-Agriculture   E-gouvernement, et la réforme des systèmes éducatifs par les TIC deviennent ainsi impératifs pour le continent. Plusieurs sommets regroupant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays Africains se sont engagés à réduire la facture numérique entre le Nord et le Sud à travers l’intégration des TIC dans les systèmes d’éducation et de formation. Parmi ces regroupements on peut citer :

* Le sommet Mondial de la société de l’information tenu en Genève en 2003 : Au cours de ce forum, les chefs d’Etat et de Gouvernement africains conviennent dans la déclaration finale que les TIC deviendraient une préoccupation première dans les stratégies de réduction de la pauvreté pour favoriser l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

* Le 1er Forum ministériel africain sur l’intégration des TIC dans l’éducation et la formation organisé à Tunis en décembre 2013 sur l’égide de l’ADEA, L’ UNESCO, L’OIF, la BAD et INTEL : Les conclusions de colloque sont sans équivoque : le retard numérique entre l’Afrique et le reste du monde se creuse chaque jour d’avantage et l’intégration des TIC dans les systèmes d’éducation et de formation à tous les niveaux sera le prix pour que l’Afrique s’intègre dans la nouvelle économie mondiale.

L’appel de Tunis ne laissera pas la société civile africaine et la diaspora indifférente. Conscient que l’émergence de l’Afrique ne saurait être l’unique affaire des gouvernements Africains, une plate –forme de la société civile africaine est mise sur pied sous la houlette de cœur d’Afrique Fondation Roger Milla et du centre Africain de Recherche et d’appui au développement et à l’environnement (CARADE). Après une année de recherche problématique de l’intégration des TIC dans l’éducation et la formation en Afrique Subsaharienne, ENEM-AFRICA est sortie des fonds baptismaux le 1er octobre 2015 et dirigée par S.E Albert Roger Milla.

Pour chaque pays Africain et après une étude sur l’état des lieux des TIC dans l’éducation et la formation nos partenaires techniques et financiers ont monté un programme intégré englobant : Les études des Infrastructures, les Energies Renouvelables, les Equipements, les outils pédagogiques et référentiels de formations.

Dans le perspective d’améliorer le niveau de l’enseignement et susciter une formation de qualité sur l’ensemble du continent, nos experts pédagogiques ont conçu une collection en informatique «  INFORMATIQUE POUR L’EMERGENCE ».

Afin de promouvoir les innovations technologiques, l’association a créé un organe de presse écrite : ENEM-AFRICA MAGAZINE qui sera dans les kiosques bientôt. Ce nouveau-né du paysage médiatique africain se veut porte-parole des annonceurs, des décideurs, des inventeurs, des innovateurs, des opérateurs dans le secteur des technologies et du numérique en Afrique.

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