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CAMEROUN EN CRISE : PAUL BIYA PARLE…

Ce titre barre les unes de certains quotidiens camerounais en kiosque ce mardi. En effet d’après un communiqué du cabinet civil de la présidence de la république, le chef de l’Etat devra s’adresser ce soir dès 20h à ses compatriotes. Une adresse peu commune aux habitudes du locataire d’Etoudi quand on sait les dates et les canaux de ses sorties officielles. Celle de ce soir plonge l’opinion dans un bouillon d’interrogation l’une d’entres elles est : « Paul BIYA mettra –il la clé sous le paillasson? ».

Par Majesté Joël NLOMNGAN

Tic Tac, Tic Tac… Comme des fans de football attendent le coup d’envoi d’un match décisif, les millions de camerounais ont le regard braqué sur leurs pendules et attendent les coups de 20h, heure à laquelle le président de la république du Cameroun Paul BIYA devra s’adresser à l’ensemble de ses compatriotes. Cette sortie du Chef l’Etat est peu ordinaire en ce sens qu’il avait habitué les camerounais à deux soties officielles par an au soir du 10 février et du 31 décembre, depuis plus de 37 ans. Paul BIYA jusqu’à ce jour a très difficilement dérobé à cette règle devenue tradition sauf en cas de force majeurs comme lors des émeutes de la faim en février 2008. A l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2018, ses multiples appels à un retour de paix et d’apaisement dans les régions en crises dont le Nord Ouest et le Sud Ouest, le président Biya avait opté pour les canaux modernes de communication dont « tweeter » où il en était devenu très actif. Mais sauf qu’à ce jour où, même si certains refusent de l ‘admettre le Cameroun va mal, très mal dalleurs ; le pays est secoué depuis près d’une décennie par de nombreuses attaques à son intégrité. Justifié par des crises dans certaines parties de son territoire, le cas des régions septentrionales, des régions dites anglophone, des régions de l’Est, ajouter a cela la crise post électorale initiée par les leaders du MRC, la crise économique, la CAN manqué de 2019, les détournement des fonds publics, les abus de pouvoirs, le temps est peut être indiqué pour le Père de la nation de donner son opinion ; un opinion très attendu et depuis fort longtemps.

Notre inquiétude à propos de cette adresse bien salutaire, n’est pas la forme mais le fond. Le Président Biya servira t-il encore du « réchauffé » ? à ses compatriotes ou fera t-il il preuve de sagesse à l’africaine.

Les camerounais l’attendent dans plusieurs sujets délicats où il devrait se prononcer à savoir la crise anglophone, fédéralisme ou Etat unitaire? Comment et avec qui se fera le dialogue tant promu? Graciera t-il les condamnés à vie ? Laissera t-il libre les détenues politiques malgré leurs actes barbares ? Fera t-il une descente dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest? Les questions en n’en plus finir.

Contre tout attente Paul BITA pourrait-il copier l’exemple de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo ou encore celle du Pape Benoit XVI récemment lui qui sentant ses forces s’affaiblir a décédé de mettre la clé sous le paillasson et laisser place à un esprit plus frais ayant des forces neuves. Bien sûr cette option n’est pas la plus en vue, mais elle n’est pas non plus à négliger.

Quelques soit l’angle principale de cette sortie du président Paul BIYA, elle reste tout de même la bienvenue.

Il était bien temps, même s‘il a fallu du temps…

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Brigarde Anti-Sardinard: le commissaire Junior ZOGO dévoile les plans de guerre.

Dans une interview « l’ancien allier » de la BAS dis avoir déposé les armes et invites les camerounais a plus vigilance et demande pardon au Chef de l’Etat.

Membre de plusieurs mouvements et associations dont la “brigade anti-sardinards (Bas), mouvement très hostiles au régime du président de la république Paul Biya, l’activiste ex commissaire de police révoqué en 2006 et en exil en terre Française fait des révélations qui suscitent interrogations et méfiance. Qualifié de traitre pour d’aucuns et de repenti pour d´autres, la nouvelle attitude de Junior Zogo marque- t-elle un retour à la raison?
Voici quelques extraits du “grand déballage” telle que rapporter par le journal la NOUVELLE, dans son édition du 15 juillet 2019.

“Je n’ai jamais rejoint la Bas. Cette organisation intégriste est un mouvement spontané qui est né au lendemain de la campagne dite contre le hold-up électoral du 7 octobre 2018. Il était question via cette nébuleuse que j’ai contribuée à mettre sur pied et à construire, d’attirer l’attention de l’opinion publique sur la bonne gouvernance et la démocratie au Cameroun, via une campagne dite de boycott des artistes ayant soutenu le président de la République son Excellence Paul Biya lors de la dernière campagne pour l’élection présidentielle. Le mouvement se voulait ponctuel, temporel, limité dans le temps et pacifique. Il était question de mener quelques actions coup d’éclat sans violence. Le mouvement a dérivé et a été récupéré par des forces tapies dans l’ombre voulant semer le chaos.
J’ai vite pris mes distances aussitôt que je me suis rendu compte que nos objectifs initiaux avaient été détournés. J’en profite pour m’excuser auprès des artistes et du peuple camerounais. La Bas au départ était une structure déstructurée et désorganisée. Il n´y n’avait aucun chef et nous nous mobilisions en fonction de l’agenda des artistes qualifiés à l’époque de Sardinards. Nous disposions d’un forum sur Whatsapp où nous échangions et discutions.
Lorsqu’il y avait une action, chacun mettait la main à la poche et nous passions à l’action. Lors de nos descentes sur le terrain, certaines bonnes âmes nous faisaient des dons ou mains levées. D’ailleurs, ce sont ces élans de générosité spontanée qui ont commencé à créer des dissensions et des clans. La plupart des « combattants » ont commencé à arnaquer des promoteurs culturels et des artistes. Après, des demandes de financement public ont commencé à faire florès via les Letchis, Pay pal …. Ceci a aussi beaucoup fragilisé la Bas. Tous les opportunistes et affairistes ont flairé la bonne affaire.

La Bas apparait dans ses actes comme la milice armée du Mrc. Croyez-vous que cette organisation puisse prendre des armes pour venir combattre au Cameroun ?

En l’état actuel et au regard de ce que je connais et vois, je ne vois personne parmi ces poules mouillées entrain de venir se battre au Cameroun. La plupart de ces prétendus « combattants » ne sont en réalité que des oisifs et désœuvrés qui sont là pour parader, faire le buzz sur les réseaux sociaux et chercher de l’argent. Aucun n’a jamais appris à manier une arme. Ils profitent juste du laxisme de la société occidentale pour faire du bruit.

Ils savent et sont conscients qu’au Cameroun, le Bir et la Gp qu’ils redoutent d’ailleurs feront d’eux une bouchée. Vous avez vu la psychose qui les a gagnés quand j’ai proposé mes services au président Paul Biya pour diriger les services secrets du Cameroun. Si le régime de Yaoundé durcit le ton et muscle ses méthodes : les 3/4 de ces faux courageux vont se soustraire et arrêter la lutte. Ils évoluent là où ils savent qu’ils ne risquent rien en Occident. Je connais la plupart, ils ne peuvent faire face à une armée. Ce sont des bavards en quête de visibilité.

Selon vous, pourquoi la Bas n’avait-elle pas posé les actes comme elle vient de faire à Genève, lors du séjour du président du Sénat Marcel Niat Njifendi à Paris ?

La Bas est un regroupement tribal et constitué en grande partie que des ressortissants de l’Ouest Cameroun. Le dire ce n’est qu’une réalité et pas une stigmatisation. Dans les stratégies secrètes de la Bas, le président du Sénat est un allié qui, en cas de vacance du pouvoir, peut permettre aux Bamiléké de contrôler et reprendre le pouvoir. Pour votre information, la plupart des sympathisants de la Bas se sont réjouis de sa nomination au Sénat et ont sablé le champagne. Ils savent que c’est leur frère et même si Niat ne les côtoie pas, ils peuvent compter sur lui en cas de vacance du pouvoir pour leur faciliter l’accession au pouvoir. Ils n’ont aucun intérêt à l’agresser. C’est pareil pour le Sg du Rdpc, Jean Nkuete, qui séjourne actuellement en Europe et personne dans la Bas ne songe à s’en prendre à lui. C’est un allié objectif et stratégique de ces intégristes et obscurantistes.

Etes-vous aujourd’hui prêt à retourner au Cameroun et servir le régime de Biya ? Si oui, à quelle condition ? Et si non, pourquoi ?

Le Cameroun est ma terre natale et la terre de nos aïeux. Les miens y vivent et le peuple camerounais a contribué pour ma formation via ses impôts. Je ne peux croiser les bras face à la menace qui pèse sur mon peuple : à savoir un vaste plan de déstabilisation de notre pays par les Occidentaux, sous le prétexte de la démocratie et la bonne gouvernance. Un patriote ne pose pas des conditions pour défendre sa patrie en danger M. Mvié.

Oui je suis prêt à servir mon pays face à la menace et sans condition si ce n’est ma sécurité ainsi que celle de ma famille. D’ailleurs, à travers ma plateforme Mouvement national pour le vivre ensemble (Mnve), lancé il y a deux mois, je travaille sur un livre blanc où, je ferai des propositions au président Paul Biya pour faire face à ces multiples crises. Je profite de l’occasion pour annoncer la prochaine Ag le 27 juillet 2019 à Paris.

 

 

 

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MUNICIPALITES : LE MANDAT DES CONSEILLES MUNICIPAUX PROROGE JUSQU’ EN FEVRIER 2020.

À travers un décret signé ce lundi 15 juillet 2019, le Mandat des conseillers municipaux, a été prorogé par le Président de la République.

 

Après la première prorogation intervenue en juillet 2018 pour 12 mois, voici que le Chef de l’Etat vient une fois de plus rallonger pour une période de 6 mois cette fois ci, le mandat des conseillers municipaux.   A la suite du décret signé ce 15 juillet 2019, l’on aperçoit entre en filigrane la volonté du président de la république à organiser les élections locales après la résolutions définitives de la crise anglophone pour une démocratie plus fluide. Il faut noter cette nouvelle prorogation du mandat des conseillers municipaux est légale, car le code électoral permet au Président de la République de proroger ou de réduire le mandant des conseillers municipaux sur une période n’excédant pas 18 mois.

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SECURITE : LES POUVOIRS PUBLICS ANNONCENT LE RENFORCEMENT DES MESURES SECURITAIRES SUR LE CHANTIER DE LA ROUTE MORA-DABANGA

Face à la reprise des attaques de Boko Haram, le Cameroun va renforcer la sécurité sur ce chantier routier situé au cœur de la région de l’Extrême-Nord.

 

C’est la quintessence des travaux de la session de la commission du suivi sécuritaire des travaux du projet de réhabilitation de cette route, qui s’est tenue le 19 juin 2019 à Yaoundé, capitale du pays. Cette session survient 10 jours après une attaque de Boko Haram contre les positions de l’armée camerounaise dans la localité de Darak, soldée par la mort de 17 militaires camerounais.

Relancés en mars 2018, après 4 années de suspension due à l’enlèvement sur le chantier des ouvriers chinois, par les membres de la secte Boko Haram, les travaux de la route Mora-Dabanga-Kousseri ont finalement été attribués au génie militaire.

Ce tronçon routier, long de 205 kilomètres, est le tout premier contrat de l’histoire à avoir été attribué à une unité spécialisée d’une armée, avec l’aval de la Banque mondiale. L’institution de Bretton Woods finance ce projet à hauteur de 70 milliards de FCFA.

 

 

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Voyage Présidentiel : PAUL BIYA reprend la voie des airs.

Le chef de l’Etat a quitté Yaoundé hier dimanche à destination de la terre française pour un séjour privé.

Selon un communiqué du cabinet civil de la Présidence de la république du Cameroun, Paul et Chantal Biya ont effectué hier dimanche 23 juin 2019, un voyage privé sur le sol français. Le président de la république et son épouse sont parties de Yaoundé en fin de matinée par l’aéroport international de Nsimalen. Comme il est de coutume, les membres du gouvernement les présidents des chambres du parlement, le ministre d’Etat Secrétaire Général de la présidence de la république, le directeur du cabinet civil et d’autres collaborateurs du chef de l’Etat sont venus lui dire au revoir au pied de la passerelle ; un exercice au quel le président BIYA n’avait plus habitué ses collaborateurs. Le Chef de l’Etat depuis sa réélection a la magistrature suprême le 7 octobre 2018 n’avait plus emprunter la voie des airs pour le vieux continent, on comprend alors la joie des militants du RDPC venue en grand nombres saluer le couple présidentiel à traves des chants et des danses patriotiques.

 

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Cameroun : Encore des morts sur nos routes

21 morts, c’est le lourd bilan d’un accident de la circulation survenue ce dimanche 23 juin dans la localité de Lagoué par Baham dans les Hauts plateaux, région de l’Ouest.

 

Selon un communique du ministère de la communication, l’imprudence et l’excès de vitesse seraient à l’origine de du drame. En effet, le bus Coaster d’une capacité de 30 places appartenant à l’agence de voyage «  Sincérité Voyage » immatriculé NW 284AF en provenance de Bafoussam à destination de Douala, en état de surcharge à son 37 passagers et roulant en excès de vitesse bien au delà des normes règlementaires est entré en collision avec un camion immatriculé OU 629 AP sortant de la ville de Banka dans le même département.

Le bilan provisoire fait état de 21 morts sur carreaux et 16 blessés graves conduit immédiatement à l’hôpital régional de Bafoussam, ainsi les corps, dont le processus d’indentification se poursuit. Prudence et toujours prudence

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ATTAQUES MEURTRIÈRES DE DARACK : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉCRÈTE UNE JOURNÉE DE DEUIL NATIONAL.

C’est en hommage aux 17 soldats morts en missions commandée le 10 juin dernier dans la région de l’extrême bord du pays.

La nuit du samedi 9 à dimanche 10 juin 2019 restera gravée dans les mémoires des corps d’armées et des citoyens de l’Extrême-nord. Quelques 300 éléments de la secte boko haram ont pris d’assaut la localité de Darrack située dans le Logone et Charrie, région de l’Extrême-nord, posant au passage des embuscades aux forces de défenses et sécurités camerounaises. Dans une confrontation qui a déclenchée entre les deux camps, 17 éléments des forces de sécurités en ont laissé de leurs vies, ainsi que plusieurs civiles.

En l’honneur de ses vaillants défenseurs de la patrie, le Chef de l’Etat, Chef des Armées a institué la journée de 21 juin 2019 prochain journée de deuil national pour leurs rendre hommage.

Dans son communiqué, le président de la république indique que le drapeau sera mis en berne sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les postes consulaires et représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger.

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Barrage hydro-électrique de Mekin : Le gouvernement annonce la réception définitive pour janvier 2020.

Selon le ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba, le barrage hydroélectrique de Mekin sera réceptionné d’ici le 15 janvier 2020.

Par Joel Nlomngan

D’une capacité de production de 15 MW, le Barrage de Mekin dont le coût global des travaux est évalué à ce jour à plus de 25 milliards de FCFA, sera définitivement réceptionné au 15 janvier 2020.

Cette annonce forte a été faite par le Minée lors de la réception provisoire de ladite infrastructure les 21 et 22 janvier 2019 dernier. «Le groupe n° 2 ayant connu des anomalies plus sérieuses au niveau de son arbre, en mai 2018, est actuellement en cours de révision. La marche probatoire des groupes 1 et 3 a eu lieu avec succès du 01 au 14 novembre 2018. La réception en usine de ces travaux est prévue pour avril 2019», révèle le Minee.

En ce qui concerne le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), les acteurs (Mintp, Minepded, Minfof, Mindcaf, Hydro-Mekin, entreprises cocontractantes, administrations et populations) sont en pleine collaboration pour la relocalisation des populations à déguerpir, la réhabilitation et la construction des ponts et la restructuration du réseau routier (33 km).

En outre, les paiements attendus par l’entreprise chinoise, China National Electric Engineering Corporation (Cneec), suite aux travaux complémentaires effectués dans le cadre du projet Mekin, feront l’objet d’une réunion stratégique apprend t-on. Elle se tiendra prochainement en Chine en présence des différentes parties prenantes.

Depuis 2015 que Hydro Mékin, en charge de l’exploitation du barrage hyponyme, annonce la mise en marche de cet ouvrage hydroélectrique en vain. En février 2018, après un autre rendez-vous manqué, une tentative de marche probatoire en îlotage de la centrale de Mekin s’est déroulée du 17 au 25 avril 2018 sans succès. Les villes de Meyo-messala et de Sangmélima, dans le sud du pays, ont été alimentées. Mais des anomalies ont été constatées sur les groupes de la centrale. Vivement cette nouvelle date soit effectivement celle de la mise en oeuvre du projet tant attendu par les populations.

 

 

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ROUTE EBOLOWA- AKOM II – KRIBI : A PROPOS DES « BASSES MANŒUVRES DU MINTP ».

Une certaine presse est acharnée depuis peu sur le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi en charge des Travaux Publics. Elle l’accuse d’orchestrer des basses manœuvres sur le chantier de construction de la route Ebolowa – Akom II – Kribi, et de s’opposer à une « certaine instruction » du Chef de l’Etat.

Notre rédaction a mené une enquête à propos.

Par Joël Nlomngan

Cette route a été promise par le Chef de l’Etat aux populations de cette zone lors du comice agropastoral d’Ebolowa en janvier 2011. Le Président de la République, dans son allocution de circonstance s’exprimait ainsi : « le développement du monde rural suppose le désenclavement des bassins de production agricole, la mise en œuvre des grands projets structurants. Aussi ai-je décidé la réalisation des routes bitumées suivantes : Ebolowa-Kribi par Akom II… ». Et depuis cette annonce majeure du Chef de l’Etat, le projet est resté lettre morte. On n’en reparlera qu’au mois de mars 2017, lors de la visite en terre italienne du Président Paul Biya. Parmi les divers accords signés entre les deux hommes, va figurer en bonne place la suppression de la dette du Cameroun. Les deux parties vont dès lors décider de réactiver leurs relations économiques. Ceci passera par l’attribution par l’Etat camerounais de plusieurs marchés aux partenaires Italiens. Parmi ces marchés, la construction du Stade de football Paul Biya d’Olembé, la construction des logements sociaux, et le bitumage de la route Ebolowa – AkomII – Kribi qui sera attribué à la société ICM SPA et aussi la construction de la route Olounou – Oveng – Kom ( frontière

S’agissant du projet de construction de la route Ebolowa – Akom II – Kribi, long de 179,28 Km (avec des voies de contournements), il sera remis au goût du jour en 2017 après plus huit années d’hibernations. La correspondance N° B63/SG/PR du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de République du 11juillet 2017, marquant le haut accord du Chef de l’Etat sur le dossier d’attribution du dit marché à l’entreprise italienne ICM SPA d’une part, et d’autre part de finaliser le dossier relatif à la mobilisation des fonds nécessaire pour le démarrage des travaux. Et le 22 Août 2017, le Ministre des Travaux Publics va mettre à exécution les directives du président de la république en signant le protocole d’accord avec ladite entreprises. Qui va de si tôt engager sur le terrain des études qui leurs permettront d’avoir une idée claire du site des travaux. Cette première visite sur le site permettra à l’entreprise italienne de prélever une vingtaine de kilogrammes de pierres et de roches pour études ceci avant le dépôt de l’offre technique. La première interrogation qui se dégage à ce niveau : Le chef de l’Etat avait –il valider le coût du projet tel que soumis par ICM SPA ou avait tout simplement marquer son accords pour que la firme italienne conduise les travaux.

Dans le souci d’accélérer le démarrage du dit projet, le Ministre Directeur du cabinet civil va saisir à nouveau le Ministre NGANOU pour lui faire part du haut accord du Président de la République. Dans une correspondance du 18 Février 2019, le DCC indique l’accord de «signature du contrat relatif au projet de construction de la route Ebolowa-Akom II-Kribi».

A cet effet, écrit le DCC, le Mintp est invité à procéder à la signature du contrat y afférent avec l’entreprise italienne ICM-CMC Spa. L’opérateur en question a déjà bouclé le dossier relatif à la mobilisation de tous les financements nécessaires au démarrage des travaux conformément à l’accord du président de la République, Paul Biya.

Le projet routier évalué à 200 milliards FCFA semble très lourd à supporter par le gouvernement. C’est ce que va transmettre Emmanuel Nganou Djoumessi au Ministre DCC en guise d’explication, dans une autre correspondance datée du 22 février 2019, ce qui justifie son refus de signer avec les Italiens parce qu’ils facturent le KM d’une route T4 à 901 914 906, ce qu’il trouve onéreux. Il saisira aussi quelques jours plus tard le Ministre d’Etat Secrétaire Général de la présidence pour lui signifier que l’offre de  l’entreprise Italienne « Est for clo ».

Et c’est d’ailleurs ce que va réitérer le Ministre des Travaux Publics au Directeur général de la firme italienne, reçu en audience le 21 mars 2019 par Emmanuel Nganou Djoumessi. Le Patron ICM-CMC a été inviter a revoir à la baisse le coût global desdits travaux. Et de proposer une offre technique moins coûteuse que la première (soit 200milliards de Francs CFA donc 1, 4 milliards de FCFA/ Km de bitume sur un linéaire 179,28 km avec des voies de contournements prévus à Ebolowa et à Akom II). Autre propositions, le mintp a suggéré au PDG de la firme italienne de revoir le standard de cette voie à la baisse car il semble trop élevé. Le ministre des TP avait demandé par la même au maître d’œuvre de réduire la dimension de la chaussée et ne pas prendre à ses dépends l’expropriations, la pose de la fibre optique, l’électrification et autres travaux connexe inscrit dans le cahier de charge.

Au vu contexte actuel du Cameroun relatif aux accords signé avec le FMI, le pays est contraint des restrictions budgétaires. Sur ce point, on est tenté de donne entière raison au Mintp, qui pense aussi que le reliquat obtenu dans la réduction du coût de ses travaux pourrait financer l’entretien ou même la construction d’une autre route.

Au sortir de cette audience, du 21 mars la société italienne avait un délai d’une semaine pour proposer une offre technique qui sied à l’attente du gouvernement. Et ce n’est qu’une fois entrée en possession de cette nouvelle offre que la date du démarrage des travaux et le coût définitif seront connus.   Alors qu’entendez-vous par «  basses manœuvres ».

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Aménagement des voies d’accès de la ville de Yaoundé : La route de Mimboman II passera.

Cette ferme mesure a été prise  par Célestine Ketcha Courtes, au bout d’un long processus dialogue entre le gouvernement et les populations de la localité de Nkolo II qui s’opposent aux travaux.

Par Joël Nlomngan 

« Là où la route passe, le développement suit » cet adage bien connu de tous ne semble pas figurer dans le jargon des populations riveraines de la localité de Nkolo II lieudit Chapelle Mimboman dans le IVème arrondissement de Yaoundé. Ces populations autochtones ont poussé à l’arrêt des travaux de bitumage de cet axe routier qui relie lieudit Mimboman « Feicom » à cette partie de la ville. Les raisons, sont celles des indemnisation des populations touchées par le passage des travaux, la non prise en compte de certains droits sociaux notamment sur l’embauche de leurs fils et filles dans la prestigieuse banque des collectivités territoriales qu’est le Feicom. Ils ont entrepris dès lors d’occasionner une sorte de bras de fer avec les autorités pour se faire entendre.

Descendue sur le terrain pour s’acquérir de la situation le 25 mars dernier, Madame le Ministre de l’Habitat et de Développement Urbain Célestine KETCHA COURTES a été ferme :  « Cette route va passer! L’Etat ne casse pas pour casser. Lorsque les maisons sont impactées les indemnisations suivent. Ma priorité ici vise à l’amélioration des conditions de vies des populations, de la réduction du chômage et du développement ». Ainsi s’est elle exprimée au cours de la réunion de crise qu’elle a présidé dans la salle des conférences du Feicom en présence de la tripartite des riverains formés, des chefs traditionnels de cette localité, des responsables de la société Arab contractor chargé du bitumage dudit tronçon, de Madame le Maire de Yde4 et des responsables du Feicom.

Plusieurs plaintes et doléances ont été formulées de la part des chefs traditionnels et des riverains à l’endroit du gouvernement et contre le Feicom. Pour l’intérêt général il a fallu trouver une solution qui satisfasse toutes les parties prenantes.

« Le président de la République  a voulu donner une très belle route à Mimboman mais, malheureusement la mise en œuvre de cette route bitumée de la pénétrante de Mimboman s’est heurtée au refus de la population de libérer les emprises. A chaque fois, je parle de la mobilisation citoyenne et, c’est cela que le Président a appelé cause nationale. Lorsqu’on fait une route c’est d’abord pour la population » explique Célestine Ketcha avant d’ajouter « C’est vraiment dommage que ces grands chantiers se heurtent aux difficultés et, aux incompréhensions de la population. Nous nous sommes compris je pense et, il est important que l’on amorce avant la saison des pluies l’entrée du Feicom et la pénétrante de Mimboman ». A conclu le Mindhu, et d’ajouter que les travaux reprendront d’ici peu.

 

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