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Cette pierre qui fait l’objet d’un commerce artisanal contribuerait à la croissance et au développement de la localité si elle était mieux valorisée.

 Au cœur du département de la Sanaga Maritime, région du littoral, se trouve la localité Pouma. Chef-lieu de l’arrondissement qui porte le même nom, créé par décret N°77/203 du 29/06/1977. Situé à 50 km d’Edéa et à mi-chemin entre Douala (115 km) et Yaoundé (environ 145 km) sur l’axe reliant les deux villes, Pouma s’étend sur une superficie de 701 km², et comportes 24 villages (chefferies de 3ème degré), pour une densité 13 475 habitants soit 21 hbts au km². Cet arrondissement autrefois rattaché à Edéa est devenu indépendant depuis 1997. De cette année là à 2004, elle est connue sous l’appellation de Commune Rurale de Pouma et depuis 2004, elle est devenue la Commune de Pouma. Dirigée par un Conseil Municipal composé de vingt-trois (23) conseillers élus dont dix-sept (17) hommes (73,91%) et six (06) femmes (26,08%). L’organe exécutif est piloté par le Maire RDPC François SOMAN, par ailleurs premier vice président des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC). Il compte trois (03) membres dont deux (02) hommes et une (01) femme. Même si aujourd’hui il n’en reste plus que deux (2).

Pouma est limité au nord par le fleuve Sanaga et la Commune de Massock, au Sud par la rivière Kellé et la Commune de Messondo dans le Département du Nyong et Kellé, à l’Est par la rivière Ndoupe et Dibang (Nyong et Kellé) et à l’Ouest par la rivière Ngwei et la Commune de Ngwei. La principale activité ses populations reste l’agriculture et le commerce.

La nature a fait don à cette localité d’une richesse minière : « La Pierre de Pouma» Extraite des roches granitiques et granitoïdes, elles constituent des ressources pour les populations de la localité qui en font un commerce florissant. L’activité d’exploitation de cette pierre devenue l’identité propre de Pouma, devrait être mieux canalisée. Les villageois dans les champs usent de la force physique pour extraire, tailler et transporter ce précieux sésame parfois à des dizaines voir des quinzaines de kilomètres pour exposition en bordure de route. La seule unité qui jusqu’ici veille à l’exploitation de la « Pierre de Pouma » reste le CAPAM qui déplore à son tour les moyens de travail. Malheureusement aucune recherche sérieuse n’a jamais été entreprise pour connaître la qualité et la couverture spatiale de ce gisement. Les pierres granitiques que l’on trouve dans la zone telles Sackbayeme-II et Log Mbon ne sont pas exploitées.

La « Pierre de Pouma » peut est destinée à usage à pluriel. Elle est utilisée par certains pour l’ornement du sol et murs de maisons et d’autres s’en servent à usage culinaire. Selon les autorités locales il faut passer de la transformation artisanale à une transformation industrielle, afin de répondre aux sollicitations à grande échelle. La main des autorités de Pouma reste donc tendue aux éventuels investisseurs.

 

Joël NLOMNGAN

 

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